On vit un rêve, le genre de rêve qu'on attend toute sa vie. On le vit si bien, on savoure, on se sent bien.
On se croit invincible, on croit que ça continuera comme ça et qu'on sourira toute la vie et puis, une tempête s'abat sur le bonheur, pour te rappeler que tu vis dans un monde sans pitié et non au paradis. Pourtant, moi, j'y croyais à ce paradis, je voulais y croire encore et encore.
Et puis, tu te réveilles un matin en te disant que le rêve est vraiment terminé, en te disant que tout ce que tu as eu de plus beau dans ta vie, n'est plus là et ne reviendra jamais. Pourtant, je te sens, tu es là, toujours en moi, dans ma tête, dans mon c½ur mais aussi dans le sang qui irrigue mes veines. Je sens ta peau si douce, ton odeur, ce parfum si envoûtant, je ressens ta présence, tu es là, je te sens... tu es là ...
Mon c½ur s'emballe, je regarde partout mais, tu n'es pas là. Mais où es-tu ? Il ne reste plus qu'une ombre sur ce tableau triste, qui pourtant, représentait si bien l'amour, jadis.
J'ai beau essayer de vivre, sans toi, mais je m'exsangue. J'étouffe, tu étais mon air, mon oxygène, à présent, je respire de l'air artificiel qui me donne juste un sursis à mon agonie.
Ma tête n'est plus qu'un tas de cendre dans lequel on a mis un coup de pied. Les idées sont étalées, parsemées dans un petit espace carbonisé. Mon c½ur bat de temps en temps, il survit dans un corps sans vie. J'ai beau me dire, qu'avec le temps la souffrance s'estompe, elle s'amuse à s'amplifier.
Puisse t-elle un jour disparaître ...